Blessé à plusieurs reprises, le danseur et circassien Jules Sadoughi adopte un rapport
paradoxal à son corps. Un corps puissant et vulnérable, socialement jeune et « performant »
mais aussi usé et érodé.
Dans une chorégraphie expressive, composée de mouvements resserrés et rapides, l’artiste
incarne un corps tantôt vibrant, tantôt entravé. Comment ces deux sensations cohabitentelles,
parfois peu importe notre âge ? Ce solo creuse cet étrange sentiment d’avoir à la fois 5 et
80 ans, comme un chien fou et une vieille écorce. Sa performance est à la croisée de ces deux
extrêmes. À la manière d’un poème, Jules Sadoughi explore la mémoire, les blessures et les
joies qui façonnent nos gestes et notre vécu. Un témoignage sensible sur le temps qui passe et
son impact sur le corps.