Strasbourg, 1518 : des centaines de personnes se mettent à danser sans s’arrêter, jusqu’à épuisement. Inspirée par cette étrange épidémie, la chorégraphe Clémentine Bart compose pour son deuxième spectacle une pièce vibrante sur la puissance du collectif.
La danse est, comme la rage, opiniâtre et obstinée. Dans Fièvre, elle est incessante et tournoyante. Emporté·es par une excitation continue, une pulsation commune, presque insensée, les sis danseur·euses s’organisent, chutent, se relèvent, s’épuisent, se soutiennent. L’individu se dissout dans l’élan du groupe, la beauté naît dans le chaos partagé. L’énergie traverse ces corps en mouvement et le groupe est perçu dans ce qu’il a de plus beau et de plus laid. Presque animale et empreinte de sensualité, la danse libère les esprits torturés en libérant les corps. Un rituel physique et vibrant, où l’urgence du mouvement devient un cri.