Avec l'artiste de cirque palestinien Wajdi Khalid, Bashar Murkus crée ici un solo – physique, visuel, radical - inspiré du Petit Prince. A travers le corps d'un jeune homme évoluant dans une réalité circonscrite et contrainte, il en reconstruit son histoire.
La rencontre entre Bashar Murkus et Wajdi Khalid va au-delà de la seule découverte du corps du circassien, de la beauté qui s’en émane. Elle est celle de la capacité du corps à s'élever au-dessus de tout : au-dessus du lieu, au-dessus de la contrainte, au-dessus de la fatigue du quotidien - comme si cette beauté aspirait à s'élever. Dans ses mouvements se révèle alors une nouvelle langue : le corps d'un jeune homme palestinien portant sa propre modernité - une présence symbolique, presque mythique, qui ne cherche pas le passé, mais puise ici et maintenant, dans cet équilibre fragile entre force et vulnérabilité, entre le désir de se libérer et la volonté de perdurer.